Christine, commandant de police, officier de communication
© Émilie photographie le monde

Christine, commandant de police, officier de communication

Un travail d’équipe et d’investigation adossé à des actions de communication et de prévention

Petite, Christine voulait être médecin pour « réparer et sauver des gens ». Alors, plus grande, c’est tout naturellement qu’elle s’est mise au service des autres. Et la passion pour son métier aux multiples facettes (allant de la prévention aux interventions) reste aussi intacte qu’à ses débuts dans la police.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées lorsque vous avez intégré la police ?

J’ai commencé comme inspecteur de police en région parisienne à 21 ans et, à l’époque, il fallait effectivement se battre et montrer que les femmes étaient capables de faire certaines choses dures, au même titre que les hommes. Mais ma sensibilité et mon regard différent sur certaines missions se sont révélés être des atouts, et j’ai rapidement pris en charge des affaires liées aux agressions faites aux femmes et aux enfants. J’ai alors compris qu’aider les victimes donnait du sens à ma vie professionnelle. Ensuite, pendant plusieurs années, j’ai travaillé à Pessac en sécurité publique avec une inclination particulière pour les affaires concernant les atteintes aux personnes, les agressions sexuelles, ou les violences. Puis, j’ai intégré la brigade de protection de la famille à Bordeaux, et je suis aujourd’hui officier de communication.

S’agit-il d’une nouvelle orientation dans votre parcours ?

Disons que j’interviens en amont. Je travaille en équipe. Mon directeur définit les axes de
communication et, sur cette base, j’organise certains partenariats, j’anime les relations presse et j’interviens également dans le cadre de la prévention des conduites à risque à l’université et dans les écoles supérieures. Mais je reste tout de même proche de ma famille de cœur, la brigade de protection de la famille, à qui je donne parfois un coup de main.

Vous avez vécu des situations difficiles. Qu’est-ce qui vous a permis de « tenir bon » ?

Oui, dans ce métier, on vit des choses brutales, terribles et dramatiques. Mais lorsque je rentre chez moi, j’ai le sentiment d’avoir pu aider une personne et son entourage. Parfois, les victimes nous remercient de les avoir secourues, aidées, écoutées, voire sauvées dans certaines circonstances. Ces retours sont gratifiants, car on se sent utile aux autres. J’ai alors vraiment la sensation de modestement apporter ma petite pierre à l’édifice.
Travailler dans la police, c’est assurer une mission de service public, et cette profession est très riche d’enseignements. Elle me permet de rencontrer chaque jour des collègues formidables avec lesquels je peux confronter mes opinions. C’est une microsociété corporatiste au sein de laquelle chacun apporte son soutien aux autres et cette cohésion nous permet d’avancer ensemble.

Portrait éditorial : Christine, commandant de police - officier de communication à Bordeaux.
Portrait éditorial : Christine, commandant de police - officier de communication à Bordeaux. © Émilie photographie le monde

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Si c’était à refaire ?

Je ne changerai rien, car finalement, je fais exactement ce à quoi j’aspirais quand j’étais petite !

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